Jour cinq

Chers followers,

Ce samedi, je n’ai pas eu le choix, je me suis levé de très bon matin. Trois heures avant la course, pour ne pas que le petit déjeuner vienne troubler le début de l’effort, qui m’était alors inconnu.

Je vous le dis de suite, j’ai réalisé le rêve de ces deux derniers mois, j’ai réalisé mon premier marathon. Néanmoins, je ne sais pas s’il y en aura un autre !

La journée (quand même six heures trente de course) a été longue, mais finalement on oublie le temps dans sa globalité. C’est une course ou l’on est obligé de faire très attention à tout : le sommeil, les gorgées d’eau, la nourriture, la mesure du chronomètre, du rythme cardiaque, l’état de chaque muscle, de chaque articulation, le moral, le mental… c’est une expérience très particulière.

Et puis, si l’on parvient à ces 42,190 kilomètres, c’est une célébration à la fois intime et très extérieure.

J’ai eu l’immense bonheur de retrouver mes deux garçons et aussi Nardy sur le parcours du marathon, une fois à Zermatt (à mi-parcours) et une fois à l’arrivée. De vrais soutiens logistiques (quand j’ai du changer de vêtements et « gérer » mes pieds) et moraux (les encouragements des deux garçons étaient émouvants).

Bref, c’est une expérience unique dans un cadre qui l’est encore plus!

Ce samedi de marathon, j’ai couru de Sankt-Niklaus à Herbriggen-Randa-Täsch-Zermatt-Patrullarve-Tuftern-Sunnega-Gant-Riffelalp-Riffelboden-Riffelberg. De 1116 mètres à 2585. En 6 h 19 m et 12 s.

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Quand aux photos de cette journée:

  • De Herbriggen ;
  • à M. Almendinger, 75 ans, propriétaire de l’auberge, qui était déjà levé à 5 heures pour préparer le petit déjeuner (un modèle, qui m’a motivé dès l’aube…) ;
  • à ce départ de l’élite du marathon lancé par Pirmin Zurbriggen (pour les non Helvètes, allez chercher qui ce champion est !) ;
  • à des jumeaux très stylisés ;
  • à des « smiles » de Hong Kong ;
  • à ce fameux bassin ;
  • à ce conducteur de train et ses passagers, qui nous encouragent ;
  • à ce kilt (heureusement il est d’été) et au kilomètre 10 ;
  • à ce passage à Zermatt et le kilomètre 20 ;
  • à ce coureur de Glasgow et celui plus loin qui a trop forcé ;
  • à Tuftern et au kilomètre 30 ;
  • à ce curieux massage au kilomètre 37 ;
  • à ce fameux kilomètre 40 ;
  • à ces joueurs de cornemuse ;
  • à cette fin de course (un peu de chauvinisme ne fait pas de mal) ;
  • à mes deux garçons, que je ne devais pas décevoir ;
  • à la Messe plus tard à Zermatt, avec ce prêtre venant d’Inde, parlant le suisse-allemand, et des jodleurs derrière !
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Le rapport complet de ma marche hier :

http://www.movescount.com/fr/moves/move68193039

à lundi !

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3 réflexions sur “ Jour cinq ”

  1. Vincent, c’est magnifique! Bravo!!!!!J’aime te voir en « chauvin » avec le Cervin derrière. Superbe! Et toi et vos deux fils. Ca c’est la vie. Tout est très émouvant et je te remercie de partager ces moments avec nous. Je t’embrasse. Myriam

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