Archives pour la catégorie Projet SkandiberiK !

De Pau à Lourdes…

 

05:45 je me réveille, j’avais souhaité laisser mon corps décider du réveil. Visiblement, je suis plein d’énergie pour compléter cette étape. Je croise au petit déjeuner les cyclistes qui partent faire le tour de Lourdes à Laruns. J’avale un peu de jambon et de fromage, je bois un peu d’eau et c’est parti.

Je cours vers le départ du chemin Henri IV, il fait encore relativement nuit mais le jour se lève.

 

Aujourd’hui, j’inaugure un nouveau style. Je fais des LivesFacebook pour la première fois. Cela me permet de faire vivre cet étape à tous ceux qui souhaiteront se joindre à moi pour Vincent. Je parcours des paysages magnifiques en passant par des routes sinueuses, parfois boueuses… mais quels beaux paysages.

Je fais plusieurs live Facebook à l’attention de Vincent. Le but est lui montrer que les gens l’aiment et se battent à ses côtés.

Je parle de « Lâcher prise »,

j’explique mon concept de compassion,

puis la gratitude… Très bonnement, la chaîne s’organise, on reçoit un tas de message de soutien pour Vincent.

Un de mes Lives en français est gentiment traduit par Marie-Antoinette, merci à elle… Beaucoup d’amis envoient des messages et disent se joindre à nous dans la prière!

A 09:00, j’ai malheureusement un impératif professionnel mais tant pis, il me faut avancer. Je fais l’appel en courant tout en m’excusant d’être en vacances.

C’est la première fois que je dépasse les 30km, j’ai toujours entendu qu’il y avait un mur mais pas pour moi aujourd’hui.

Ou plutôt, il y avait cet haie de rhododendrons avec écrit au sol « champions du monde ». C’est un signe pour moi qu’aujourd’hui, on est tous des champions du monde pour aider Vincent à s’en sortir.

Puis je parle un peu de synchronicité et de miracles. C’est étrange de croire aux miracles surtout lorsqu’on n’est pas religieux ou pratiquant. Mais il y a parfois trop de signes qui convergent pour que ce ne soit le fruit du hasard.

Ma course d’aujourd’hui est d’exactement la distance d’un marathon. Comme un marathon, il faut se battre pour réussir à terminer et il faut crocher dans les moments les plus difficiles.

La lumière finit toujours par revenir. Une lumière pour moi a été ce coureur (qui s’appelle aussi Vincent et qui a aussi deux garçons !!) qui surgit de nulle part et m’aide à couvrir les derniers kilomètres difficiles, merci à lui !

Et me voilà finalement arrivé à Lourdes.

La musique que j’écoute est toute indiquée, elle parle d’amour. Je dédie cette chanson à Vincent: « I’m gonna love you as if I gonna lose you». Je ne dis pas cela car je pense que je vais le perdre mais plutôt parce qu’il faut qu’on s’aime comme si chaque jour était le dernier jour.

Je ressens énormément d’amour pour mon frère même si cela reste discret entre nous. Il faut toujours prendre l’occasion de rattraper le temps perdu, je le dis et le redis : Vincent, je t’aime. J’ai tellement de choses à faire encore avec toi. Tu es une source d’inspiration. Ensemble on va y arriver !

Au kilomètres 42.2, la grotte de Lourdes apparait en toute synchronicité…

L’église resplendit de lumière dans cette brume matinale.

Je vais droit à la source et je prie pour Vincent et tous ceux qui se sont joins à nous aujourd’hui. Je suis très reconnaissant pour ce beau partage.
 Merci

PS: Nous sommes arrivés à organiser cette semaine des simples click boutons dons caritatifs en un temps record via Paypal !
Nous rappelons que chaque donateur retrouvera par la suite un justificatif de son don, à remettre à son administration fiscale (pour voir ce don intégralement traité fiscalement).

Ceux qui souhaitent donner pour l’association Cerebrum (Suisse),

https://www.paypal.com/CerebrumSuisse

Ceux qui souhaitent donner pour l’association Cerebrum (France),

https://www.paypal.com/CerebrumFrance

MERCI !

Jour 2/3 TdF 2018

Day 2 Pyrénées

Publiée par Arnaud Béglé sur Mercredi 18 juillet 2018

et maintenant vous pouvez faire des dons sur l’association Cerebrum  (France) et vous recevrez une attestation fiscale pour réduire vos impôts ! (la même chose sera dispo pour Cerebrum (Suisse) demain !

https://www.paypal.com/Cerebrum (France)

Jour 1/3 TdF 2018

Réveil à 07:00, Bob est déjà au petit-déjeuner.  Voilà le programme de la journée.

Il faut attaquer rapidement à 08:00, tout le monde est parti. Je retrouve mon velo et pars dernier.

Heureusement, j’arrive à rattraper le premier groupe, le deuxième,… , finalement je me retrouve avec une équipe de Néerlandais.

On arrive au premier Food stop en premier, ce sera la seule fois de la journée. Les autres nous rejoignent petit à petit.

Le premier stop, on doit attendre tout le monde, du coup on s’installe au café.

Mous repartons et je me mets dans le groupe de tête. Le rythme est diabolique. La route se prépare pour le tour de France.

Nous passons par les petits villages.

Le clou est au Mas d’Azil ou la route passe literalement dans une caverne creusée par la rivière.

Nous voilà enfin dans les Pyrénées après 110km. On commence à monter. Les quatre premières heures n’étaient que du plat.

Foodstop 3, il est 15:15, c’est l’heure du déjeuner…

Chacun amène ses produits en plus, sardines, noix, chocolats,…

Il y a aussi un petit café qui permet d’aller au Loo.

Puis nous attaquons le premier col.

Puis le deuxième avec un foodstop.

Puis on redescend pour pouvoir mieux remonter.

Montée du Porthilon, un classique du tour de France,

avec une vue imprenable sur les montagnes.

Le toblerone laissé par un cycliste est plus que bienvenu.

Voilà, le pire est fait, il 19:20. Il be reste plus qu’a descendre 10km vers l’hôtel.

Le repas est à 20:00 au golf. On a le droit au briefing et aux prix de la journée. J’ai le droit au prix de l’idiot car j’ai passé un appel téléphonique pendant la course.

Une grande ratatouille avec du poulet nous attend.

Pour résumer la journée: 09h39 (sans les pauses), 222.2 km, +4167 m de montée, plus de 5000 Cal.

Après le repas, on va faire un petit tour digestif. Le village se prépare au tour.

Finalement à 23:30, j’ai le droit à mon massage de guerrier !

Jour 0 2018

Salut à tous

Nous avons récolté plus de 25 000 € l’année dernière pour Cerebrum cette fédération internationale.

Extraordinaire.

La surprise c’est que j’allais faire sur 10 jours un Tour de France que je devais démarrer la semaine dernière, avec un autre vélo incroyable….

Et deux jours avant, on m’annonce que je fais une rechute cancéreuse fulgurante.

Je suis depuis près de deux semaines à l’hôpital.

En un temps record, mon frère, Arnaud, s’est mobilisé:

Arriving this afternoon in Carcassone. I will start cycling through the Pyrénées. This tour was planned some time ago but due to his recent relapse, I will dedicate it to my brother. I will finish the tour in Lourdes and ask the universe to give Vincent the required energy to succeed in this new chapter.
“Vincent, you are inspiring, we need you, I love you”!

Quelle meilleure preuve.

Pour l’instant on le suit, et les canaux de donations, collectes caritatives vont être établis !

http://www.alvarum.com/arnaudbikingforcancer

Merci du fond du coeur Arnaud.

Jour 56

Salut !

De Tapia à Lugo en passant par Meira

L’auberge de Tapia de jour

Le vieux lavoir

Et une magnifique vue derriere l’auberge !

Etonnant, c’est une vraie radio !

RadioRelojTapia

Je m’en vais, plus ou moins à l’heure, pour Lugo avant dernière étape.

Mais je me rends compte que mon vélo fait de nouveau un petit bruit (et je suis peu calme en raison de l’histoire il y a cinq jours). Je rebrousse chemin, pour ne pas éclater mon pneu dans la montagne. Cherche un mécanicien, qui est là par hasard et on découvre que ce n’est que le frein mal positionné! Merci au très aimable responsable du Taller Cereixera!

Et là, on monte beaucoup.

Etape finale : Galicie.

Des citrouilles pour Halloween?

De la neige en Galicie?

Et enfin Lugo…

et sa charmante  Maria-José, qui m’invité deux jours de suite dans sa confortable auberge. Merci infiniment !

Entré dans la vieille ville de Lugo, fortifiée, pour aller y manger quelque chose.

Bonne nuit de repos, avant d’attaquer le lendemain plein de travail (de 9:30 à 00:30!). Et le surlendemain…

 

 

Jour 55

Salut !

De Aviles à Tapia en passant par Luarca

Au revoir à cette auberge publique assez fantastique

Albergue de peregrinos Pedro Solís

Très bon petit déjeuner dans cette boulangerie, avec en cadeau un « Mantecado ». Alors, un mode d’emploi pour encourager cette boulangère, dont le sourire remplit les gens, à se mettre à son compte via du crowdfunding. Merci!

Et quelques photos du jour

La maison du païen sur le chemin de Santiago…

Et j’ai finalement compris que la bâtisse s’appelle Horreo, avec au dessus le CAMARRANCHON, qui permet de stocker les vivres, à l’abri des animaux et de ..l’humidité! Comme à Zermatt. Ce sont depuis des constructions protégées par la loi!

Village le plus joli… en 1992.

J’achète ! Pas pour les murs.

Et cette fameuse Plage du Silence.

Un minuscule poulain…

et son frère, adolescent, écoutant du heavy metal.

Merci Google maps. Là ca va encore. Mais plus loin, horrible chemin rocailleux avec 18% de pente.

Luarca, où une journaliste à l’improviste m’attend!

Puis je dois refaire encore 50 kilometres et une bruine froide me couvre pendant tout le trajet. Je suis congelé.

J’arrive, complètement trempé, à l’auberge de Tapia car celle plus loin de Ribadeo est en ce moment fumiguée… et il ne reste qu’un seul lit !

Jour 54

Salut !

De Ribadesella à Aviles, en passant par Nava

Vue de jour de mon dortoir. Pas mal.

Vue côté jardin, avec un vieux couple qui s’occupe de jardinage, ensemble.

Puis j’ai expliqué aux réceptionnistes (enfin arrivés), mais ces personnes se sont mis à paniquer, ne croyant pas ce qui était arrivé. Quand je leur ai expliqué (très posément) toute l’histoire et ce défi, ils se sont enfin calmés. Mais tout cela est assez incroyable. Et quand bien même, ils m’ont facturé ce dortoir et un petit déjeuner que je n’ai pas eu.

Pris un petit déjeuner ici, très bonnes choses.

Temps mitigé.

Et de nouveau des montagnes…

Avec leur autorisation!

Presque un « Bleu Majorelle »

Et une étrange bâtisse, qui me rappelait les mazots de Zermatt.

Et de nouveau perdu par Google maps, qui m’avait envoyé sur l’autoroute! Le voyage à cette auberge ne devait prendre que 30 minutes, cela s’est terminé par un chemin avec 15% de pente, qui a duré deux heures.

Heureusement qu’au sommet, ce Monsieur était là pour me guider.

Il m’a dit qu’avec ces gps,il voit souvent des familles de prisonniers passer par là, alors que la prison est en face !

J’ai vu plusieurs personnes à pied faisant le Camino,qui en avaient encore pour une heure à pied (alors qu’il y avait 45 minutes pour que la porte ne l’auberge ne ferme).

 

Enfin arrivé à l’auberge à trente minutes de sa fermeture…

, je suis invité par ce très gentil Hospitalero et que je vais pouvoir travailler, jusqu’à minuit sur son bureau. Merci beaucoup!

Racontant qu’il y avait quatre personnes quit se dépêchaient pour arriver, il m’a dit que je pourrai leur ouvrir, une fois 22 heures passées. Et ce fut une joie de les revoir après !

 

Jour 53

Salut !

De Santander à Ribadesella en passant par Comillas

Débuté la journée avec Pili, la « Hospitalera » chargée de l’auberge, qui m’annonce qu’elle fera dire à toutes les auberges du chemin côtier (dont elle est la présidente) que je dois être bien traité ! (l’a-t-elle fait? :-))

Prières dominicales dans la crypte de la cathédrale et puis photos de celle-ci.

Puis quelques images de mon parcours du jour :

Habits d’époque…

Très vallonné, mais très beau.

Enfin, mon quatre millième kilomètres…

J’y ai droit aussi.

Et là, la pluie…

Arrivée en Asturies.

Perdu avec Google Maps…

Tradition dans plein de villages européens, du Danemark à l’Espagne !

L’auberge que j’avais appelée 7-8 fois depuis le debut de l’après midi ne répondait toujours pas. Quand je suis arrivé à 21:15,  j’ai pensé quel le bâtiment était fermé ! Heureusement, j’ai vu une lumière. Puis j’ai toqué aux fenêtres. Une personne est sortie. J’ai demandé pourquoi la réception, qui n’était plus présente, ne répondait jamais.

Encore une fois Google, qui donnait un numéro des anciens propriétaires. Ce sont aux nouveaux propriétaires de changer rapidement de téléphone ! Quelle histoire. J’ai dormi dans un dortoir, avec des draps sales de la personne d’avant, la chambre était en désordre – mais au moins j’avais un toit, car il s’est mis à pleuvoir. J’expliquerai cela aux réceptionnistes du matin.

J’ai croisé un avocat sur la plage, qui était en train de pêcher avec un équipement très sophistiqué. C’était son dernier jour de vacances, et il devait partir le lendemain avec ses enfants en voiture. Salut, confrère !