Archives pour la catégorie Projet SkandiberiK !

Jour 8

De Gjøvik à Dal (avec une interruption quelque part…)

Il n’a pas fallu beaucoup de temps, Mx Sports avait déjà réparé mon vélo quand je suis arrivé dans l’après-midi !

Ils m’ont dit qu’il y avait eu des erreurs avec le vélo, mais que ce n’était pas mon problème. J’ai été heureux de pouvoir enfin progresser dans mon parcours. J’ai eu une préoccupation concernant une pédale qui n’était pas dans la bonne position, j’ai demandé que faire ? le réparateur m’a dit pas la peine, vous pouvez y aller…

J’ai recommencé l’itinéraire jusqu’à l’hôtel où je devais être depuis la veille.

quand tout à coup, à moins de 30 kilomètres de Gjovik… la pédale est sortie !!! Je ne pouvais plus aller à vélo. J’ai dû m’activer pour trouver un plan « F » ! Je préfère en rire que d’en pleurer.

J’ai appelé immédiatement MX Sports pour leur dire qu’ils m’avaient d’y aller, sans fixation de la pédale, et le seul qui était là-bas  était le réparateur. Je vais vous épargner les détails, mais j’ai obtenu mon plan F en une heure !

Il est venu où je me trouvais, c’est dire au milieu de nulle part et m’a fixé définitivement la pédale et une nouvelle manivelle. Merci.

Ensuite j’ai roulé à nouveau à 19:00, en regardant le nouveau champion des Jeux olympiques d’hiver de 2030 en ski nordique.

Puis c’était la nuit calme. J’étais seul sur cette route et ai pensé beaucoup à Marc d’Haultfoeuille, associé du cabinet pour lequel je travaille, pour qui j’ai toujours eu de l’amitié et de l’affection.

C’était son 53e anniversaire… s’il ne s’en était pas allé d’un foudroyant cancer, en mars cette année. Un cancer qu’il a découvert il y a deux ans et qu’il a gardé secret.

J’étais en communion de pensées avec lui et son épouse, Marine, et ses enfants. C’est peut-être là aussi l’une des raisons de ma route vers Saint Jacques de Compostelle. Repose en paix et reste avec nous.

Jour 7

De Ringsaker à Dal (mais revenu par miracle à Gjøvik…)

Bien que couché à une heure pour répondre à tous les emails en retard, je me lève tôt. Et ça c’est une vue qui donne de l’entrain.

Je dis adieu à mes voisins et je pars sur mon itinéraire de 90 kilomètres, passant par une montagne (930 mètres d’élévation sur l’ensemble du parcours).

Ceci est la seule photo que j’ai pu prendre… avant que…

Je vous passe les détails, mon vélo, dans une montée assez dure, s’est complètement immobilisé: la chaîne était sortie des dents, et le dérailleur arrière était à terre!!! Pire, je me trouvais dans une montée sans personne, sans aide, loin de tout…

Après un certain temps à sécuriser mes affaires et me demander comment je pourrai faire face à cette énorme déconvenue, que j’allais dénommer le plan « E ».

Il me fallait trouver un autre magasin MX Sport pour rendre ce vélo, malheureusement défectueux. Heureusement, il y en avait un à Gjovik, à une trentaine de minutes en voiture de là.

Par une chance extraordinaire, je suis allé voir une dame (qui entretient ce si beau jardin!) et elle m’a dit que son fils revenait du travail dans 30 minutes. On a parlé, et j’ai eu ce moment de joie de voir que les Norvégiens, quand ils sont devant quelqu’un que l’on doit aider, font tout ce qu’ils peuvent.

Son nom est Mads, et je lui dois une fière chandelle. Il nous a amenés avec sa fiancée au magasin de sport, et une remorque pour le vélo et les affaires. Merci !

une fois arrivé, MX sport ne pouvait pas me dire combien de jours allait prendre la réparation du vélo… Ni combien de temps j’allais être immobilisé.

On devait se donner rendez-vous le lendemain matin, quand le réparateur viendrait.

Alors que j’étais invité à un hôtel à Dal, j’ai du me trouver en toute urgence une chambre, car on était dans une ville et que je n’avais plus de vélo.

Cela m’a permis de faire la connaissance de Mossi Antonio, un Italo-Iranien, qui a le coeur ouvert. Sans même me demander qui j’étais, ou de me voir une première fois, il m’a dit au téléphone qu’il était prêt à me loger dans l’un de ses appart’hotel! On reconnaît là quelqu’un d’une grande valeur humaine.

Et ensuite cela a été une chasse au trésor, car au téléphone il m’a guidé jusqu’à l’appartement, fait prendre une carte magnétique cachée et m’a configuré à distance l’ouverture de la porte d’entrée!

www.svaneapartments.no

J’ai pu m’y reposer, même y prendre un jacuzzi, et je ne l’ai vu que vers onze heures du soir. Merci beaucoup !

Jour 6

De Hundorp à Ringsaker (en passant par Lillehammer)…

Premières vues..

les enfants avaient l’air de bien s’amuser

et enfin Lillehammer, son village olympique!

la descente de saut à ski (ils avaient allumé le feu olympique avec un saut, alors que le CIO l’avait interdit…)

et le stade de la cérémonie d’ouverture, très humain, très à la taille de cette ville (premiers jeux d’hiver ou l’on avait compris le dévelopement durable des installations).

puis je  devais me raser! merci à ces gars… 

Je continue à pédaler

jardin où tout est classé, exposé

et enfin ce camping de Stanvik, il n’y avait aucun chambre de disponible autour de Lillehammer, du moins offerte!

voilà, pas si mal

et à côté de moi, mes voisins de Trondheim très gentils avec lesquels on a beaucoup partagé!

Jour 5

De Hjerkin à Hundorp

C’était une longue journée.

J’ai suivi une route dans le parc national Rondane, il m’a fallu 9 heures …

J’ai déjeuné sur la rivière.

Paradis du chocolat?

Design.

Rechargé mes batteries dans cet hôtel avec des propriétaures peu sympathiques (pas des Norvégiens…), pour être presque être  expulsé avant que les clients ne reviennent…

Avant de prendre la dernière colline (350 m d’ascension) et être salué par une famille de moutons.

Ensuite, après avoir fait du vélo pendant près de 7 heures, j’ai compris que l’hôtel n’était pas seulement à 15 minutes en descente, c’était une erreur de moi  avec Google, et il semblait être à 2 heures d’où j’étais… en montée.

Je descendis rapidement, j’ai vu un arc-en-ciel prometteur, et j’ai commencé à chercher un lit car il avait plus toute le journée, mais personne n’était vraiment sympathique à Ringebu. C’est le moins que l’on puisse dire.

Mais quelqu’un que j’ai contacté par téléphone a répondu et accepté de me trouver un lit dans cette journée difficile: c’était un hôtel pour les pèlerins ! J’ai été traité comme un prince par le stagiaire réceptionniste (autrichienne) dénommée Christa.

Cela m’a fait très plaisir. Une cuisine délicieuse, une chambre avec une jolie vue sur le lac et un calme tout autour. Vous devez y aller !

www.dale-gudbrandsgard.no

Jour 4

De Drivstua à Hjerkinn

Me voici levé très tôt chez mon fermier, à 05h30, pour tenter de passer ce col très difficile. Je lui laisse un petit mot.

Je pars dans la quiétude du matin.

Et après un certain effort, je me retrouve enfin à Hjerkinn. Je demande à l’auberge de jeunesse si je peux dormir une heure, et l’on me propose un salon en bas. Je suis très fatigué et commence à ne plus me sentir très bien…

Après ce roupillon, je demande au tenancier de l’auberge si je ne peux pas rester la nuit ici, il est dimanche, je veux aller prier et je suis déjà assez fatigué par ces journées remplies de suspense…

Il me dit que son patron a dit oui et je suis heureux.

Je sors et il fait beau temps !

Je découvre une église que je croyais faite l’année dernière, tant elle est bien entretenue et très design. Mais elle a plus de 48 ans !

Allant un peu mieux,  je suis allé sur une petite montagne aux alentours et ai découvert des paysages de Games of Thrones!

Il y avait au moins 90 kms/h de vent!

Et j’ai fait la rencontre fortuite d’un couple de français avec trois enfants, qui terminaient leur fantastique voyage en Norvège, et il m’ont très gentiment invité à prendre le thé dans leur caravane. Et l’on a aussi parlé de politique !

En rentrant pour aller dîner, c’était déjà fermé ! Mais il m’a très gentiment donné à manger. C’est un super auberge de jeunesse, très agréable, et servie par un personnel très gentil.

Ils organisent aussi des tours pour aller voir des boeufs musqués (Musk Ox) !

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Je vous recommande de passer à cette auberge !

www.hihostels.com/fr/hostels/hjerkinn

 

Jour 3

Salut !

De Berkak à Drivstua..

Merci beaucoup à Halland Camping de m’avoir laissé dormir chez eux. C’est dans un magnifique lieu, des gens adorables, chaque chambre est faite d’une maisonnette, pratique avec une cuisinette et des lits doubles pour six! A coté, il y au une belle aire de jeux pour enfants et un mini golf!

Si vous passez dans le coin, allez-y!

hallandcamping.com/leiligheter/

Mais cette courte nuit (arrivé à deux heures du matin) passée, j’ai du me concentrer sur le plan « D »! Trouver un samedi une seconde batterie, au milieu de nulle part, pour ce vélo qui a du remplacer le Lopifit du début… Sachant que ces vélos ne sont pas communs, et que les magasins ferment le samedi à 15 heures… J’ai passé des heures au téléphone sur 100 kilomètres à la ronde! Puis, Tobias de MX Sport, m’a finalement dit qu’il allait la recevoir du distributeur et qu’il allait passer son weekend pas loin de là ou je devais continuer à tracer ma route. Que ferais-je sans lui?

Je pars…

Pensant que la batterie durerait cinquante kilomètres, en descente, jusqu’à Oppdal… mais elle était déjà à plat après 30 !

J’ai du marcher avec mon lourd paquetage, jusqu’à que ce que Tobias me voie sur la route ! Et me délivre de cette peine… (j’étais à 3 kilometres/heures). Hip Hip…!

Ensuite, pour faire 100 kilometres, je devais passer la nuit à Hjerkinn dans un dortoir de pèlerins. Mais pour arriver là, c’est la plus grosse côte de mon périple norvégien…

Un CERF… (au milieu de la photo, oui, oui)…

Puis plus de batterie, il est déjà 19 heures, j’avance à 2 ou 3 Kms/h… Et arrivé à Drivstua, je ne trouve pas les chambre à louer que j’avais vues sur google…

Et puis je fais la rencontre de ce magnifique paysan qui m’a accueilli les bras ouverts, pour recharger mes batteries ( au propre et au figuré), en me proposant même de manger si je le voulais, ou même de dormir chez lui.

Quelle délicatesse. Il a passé toute sa vie dans cette vallée. On a discuté de beaucoup de choses.

Mais il y a bien longtemps, il a répondu à une annonce d’une femme, à peine arrivée à Trondheim,  avec un enfant, qui fuyait l’Ouganda car les militaires avaient tué son mari. Et c’est comme cela qu’est née leur histoire. Et il fêtent aujourd’hui même (dimanche) leur VINGTIEME Anniversaire de mariage ! Quelle force ! Je vous souhaite mes meilleurs voeux.

Puis, vers 23 heures, voyant que la charge n’était pas atteinte et qu’il  y avait un très fort vent glacial, j’ai décidé de ne plus partir faire ce col (le plus dur) et d’accepter son invitation à rester me reposer chez lui !

Jour 2

Salut !

Quelques photos de la «grimpe» au lac d’Anoya, et où j’ai dormi.

Dans la matinée, il n’y avait pas d’itinéraire à Oslo (je ne devais pas faire confiance à ce type au bureau de poste) et il fallait retourner à Melhus …

… quand ma chaîne de vélo a éclaté!

Heureusement, Tör passait avec sa caravane, et il a pu me ramener à un autre magasin de sport, MX SPORT. Je le remercie bien !

Ensuite, nous avons dû changer de vélo, mais j’ai seulement une batterie (le Lopifit que j’avais en avait deux, pour 50 kms chacune, et la vitesse maximale est de 25 kms/h).

Merci beaucoup au propriétaire de MX SPORT de m’avoir vendu ce vélo, à prix coûtant. Et à son personnel compétent, en particulier à Tobias.

Ensuite, je devais appeler DHL, le transporteur allemand, qui n’avait pas apporté à temps  la batterie de Lopifit envoyée des Pays-Bas, et quand je leur ai demandé de ramener ces batteries à Oslo, le sbire du service client a refusé et nous a raccroché au nez – même si c’est leurs erreurs ! Difficile d’avoir des gens compréhensifs, mais là c’est  de leur propre faute.

Ensuite, j’ai finalement commencé ma route à 17 heures!

Mais après 25 kms, la batterie était déjà à plat! (Même si cela aurait dû durer au moins 60 kms).

Et j’étais au milieu de nulle part…

et j’avais encore à trouver ce charmant endroit « Halland Camping » à Rennebu, qui m’avait offert de rester la nuit.

Et je ne suis arrivé que vers 2 heures du matin …

Jour 1

Un Facebook (en direct) à 10 heures…

Start!

Publié par Cerebrum.One sur jeudi 13 juillet 2017

Effroi. Joie. Enfin, le jour J.

Sur le point de démarrer, certains Belges étaient curieux de mon vélo, et ils ont fini par m’offrir de rester un soir chez eux en Belgique!

Ensuite, d’autres problèmes sont tombés comme ce crachin glacial !

Pluie, froid, pas d’itinéraires, personne pour aider, pas d’ordre dans mon équipement très lourd ! J’ai donc dû passer quatre heures pour m’adapter aux «nouvelles» circonstances … et je suis parti après 16 heures.

Pour faire du vélo … à 10 kms / heure! (Pas du tout le 25 du Lopifit).

Fraises sauvages pour un Cyclostouriste sauvage.

J’ai fait 30 kms aujourd’hui (pas le 100 promis par jour). Mais je vais essayer de dormir près du lac Anoya!

Soyez les bienvenus !

Ce site en reconstruction!

Mais j’espère que je peux encore vous appeler amoureux de la montagne !

 

 

Chers amoureux de la montagne,

Bienvenue sur ce site !

Certains savent déjà que j’ai été diagnostiqué, depuis le 1er Août 2012, d’une tumeur cérébrale.

Après ma dernière chimio, j’avais décidé d’aller marcher dans les montagnes suisses, près de Zermatt, pendant dix jours, qui est devenu ce défi.

En 2014, j’espérais faire 150 km, dont un semi-marathon. Le défi a été réussi et les donateurs ont remis plus de 9.000 euros pour la recherche sur les tumeurs cérébrales.

En 2015, il fallait remettre le couvert. Je me suis fixé 175 km en 10 jours, avec le marathon complet de Zermatt – je n’appellerai pas cela des vacances. Grâce aux donateurs, l’ARTC a reçu 10.000 euros.

En 2016, je n’ai pas vraiment le choix pour être à la hauteur de ce public exigeant (c’est presque du masochisme) : je dois mener le défi un peu plus loin.

Cette troisième (et dernière…) année, même si ce n’est pas très conseillé, j’entreprends d’essayer 200 km (c’est objectivement aux frontières de l’irréel, pour moi !) et…

l’ « ULTRA » du marathon de Zermatt. Comme si on avait besoin de se faire, après un marathon de 42 km, de surcroît en montagne, un petit bonus de 500 mètres de grimpe !

Pour ceux qui ont envie de participer (de loin !) à cette ordalie :

  • vous pouvez soit suivre un peu ce que je vais essayer de faire, en lisant les articles quotidiens,  en les commentant, en vous abonnant à la newsletter (ci-contre à droite), et /ou
  • vous pouvez faire un don en faveur de l’ARTC (Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales).

Bien sûr, vous pouvez également :

  • partager, promouvoir, « laïquer » ces pages sur presque tous les médias sociaux (ci-dessous).

Quoi qu’il en soit, je vous remercie beaucoup d’être venu voir le site.

Très cordialement,

Vincent

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