Jour 51

Salut !

De Markina-Xemein à Bilbao, en passant par Guernika… et son musée de la paix.

Le matin, le mari de celle qui m’avait « invité » la veille, s’est énervé contre moi, et devenu agressif, m’a poussé et voulais à tout prix que je paye désormais.

Il a même menacé d’utiliser sa force (me cogner) pour avoir ses dix euros. Triste histoire, mais il n’en avait rien à faire que j’étais invité par sa femme. Lui-même devait avoir des problèmes.

J’ai menacé d’appeler la police pour le calmer puis j’ai vite payé. D’autres clients étaient atterrés.

Mais la maison était très jolie, dommage que le comportement  de son propriétaire fasse fuir les pèlerins. Jamais je n’avais vécu cela en 50 jours!

Je suis descendu au village et ai pris pas mal de temps pour évacuer cette sombre histoire de ma tête.

Je devais faire ma pause à Bilbao et arriver à Castro-Urdiales le soir, mais il était déjà midi, et ensuite je me suis perdu (merci Google Maps).

Je suis passé par Bolibar (du nom du village dont les ancêtres de Simon Bolivar descendait, mais il est né à Caracas…).   Grand libérateur de la Colombie (passe un coucou à mes amis colombiens d’il y a 20 ans…) du Venezuela et de l’Equateur.

Puis ce fut une route très compliquée, très vallonnée,  avec de la pluie !

KIWIS…

J’ai eu la chance de connaître Guernika, alors qu’au départ j’avais misé sur le musée Guggenheim. Contrairement aux grands musées où j’ai été invité dans ce défi, pour vous y attirer, ce musée ne voulait pas de moi – dommage, car c’était l’occasion de vous faire connaitre l’un des plus grands centres européens d’art moderne et contemporain. Mais c’est surtout l’architecture qui est magnifique.

En revanche, ce que j’ai pu voir à Guernika est encore plus important  dans ce défi : le musée de la Paix.

« Le maintien de la paix débute par l’autosatisfaction de chaque individu » (Dalai Lama)

Guernika, en 1937, sur ordre du gouvernement espagnol, avait été complètement rasée, par un pilonnement de bombes potées par des avions allemands. C’est, depuis ce moment, que l’on parle de « guerre totale ». Absolument effrayant.

Puis, une photo des « outils » pour ramener des conflits, des disputes à  une meilleure compréhension (dédicace spéciale pour mes collègues médiateurs !).

Le tableau fait par Picasso, bizarrement une commande de l’Etat espagnol en 1937, pour l’exposition universelle à Paris.

Des vues de Guernika

Et après deux heures de conduite sous pluie, je suis arrivé à Bilbao, avec cet extraordinaire bâtiment-musée, en forme de Galion !

Le pays basque a une architecture très innovante (photo d’un bouche de métro, en allant chez une personne qui m’offrait de rester – Couchsurfing – car depuis quelques jours, difficile d’être invités).

Une grande queue, pour un restaurant où tous allaient manger cet étrange et fameux sandwich (fait de jambon, et de sauce vinaigrette française…mais bon!).

Puis une des idées de Cerebrum… pour le 20 octobre prochain, première journée mondiale pour la recherche sur le cancer du cerveau – une petite tonsure en solidarité (chez les 15-20 ans, c’est très cool !).

Et puis, enfin arrivé chez mon hote, Ana, bolivienne, après avoir monté mon vélo (!) peu léger, sur 7 étages.

Adorablement, Ana a dormi dans la chambre de sa colocataire, pour me laisser le salon et son sofa. Merci.

 

 

 

 

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.